Notre indépendance

Nous sommes une association féministe et notre travail est profondément anti-social. Nous accompagnons des victimes de VSS dans le process de révélation auprès des proches. On aide à sortir du silence, pour ébranler le déni.

Les subventions publiques ?

Obtenir une subvention publique suppose de signer le CER, le contrat d’engagement républicain. Il a été mis en place pour lutter contre l’extrémisme religieux pourtant dans les faits il a été mobilisé à l’encontre d’associations féministes, écolo ou de média indépendant. Un exemple ? Un planning familial avait une silhouette de femme voilée parmi d’autres femmes sur une affiche. On repassera donc pour l’extrémisme religieux mais cela a suffi pour s’emparer du CER !

Qu’est-ce qu’on risque si le CER est mobilisé ? Que les subventions soient retirées entre autres. Parfois même il suffit que la menace soit brandie pour s’auto-censurer, se dépolitiser, se lisser. À l’horizon 2027, ce n’est pas le soleil qui nous attend mais potentiellement un gouvernement d’extrême droite. Et cette perspective n’est pas spécialement réjouissante pour toutes les associations féministes, dont nous faisons partie.

Les subventions privées ?

Quand on regarde le privé, on y voit de la compétition ; une logique qui n’a aucun sens dans le milieu associatif. Pourquoi ? Parce qu’on est complémentaires. Chez Défragmenté.e.s, on s’occupe d’un angle mort : révéler aux proches. Nous ne sommes ni plus, ni moins importantes que les structures qui vont faire de la prévention aux VSS ou sortir des femmes de foyer violent par exemple. Pourtant nous sommes des centaines voire le millier d’associations à envoyer une candidature pour une enveloppe budgétaire limitée proposée une à deux fois dans l’année, par une fondation. Et il y a très peu d’élues.

La logique de productivité est aussi appliquée au monde associatif. Pour certaines fondations, au regard du montant demandé nous n’accompagnons pas assez de personnes. Oui, un accompagnement représente un coût de 865 €. Oui, cela prend du temps : 60 heures, dont 50h dédiées à la victime et 10h pour tout la coordination liée à un suivi. Nous sommes 2 accompagnantes chez Défragmenté.e.s. Alors notre objectif réalisable pour 2026 est d’accompagner 20 personnes et leurs proches, pas plus à l’heure actuelle. Si on le fait, c’est pour le faire au mieux.

L’ironie dans tout ça, c’est que demander de l’argent, nous en coûte. On dédie du temps pour remplir des demandes de subventions sans certitude aucune d’obtenir des financements en retour. Vous nous direz, c’est le jeu non ? Oui, après on n’est pas obligé de suivre des règles qu’on trouve totalement injustes et qui prennent un tournant autoritaire. Ce temps, cet argent, on pourrait les mettre au service des victimes, pas à faire des dossiers.

Ce que cherche aujourd’hui Défragmenté.e.s, c’est à devenir indépendante.

Et cette indépendance ressemblerait à quoi ? À vous ! Nous avons besoin de vous en nombre, en donnant peu, mais mensuellement. La mensualité nous donne de la visibilité financière, et le fait que vous soyez nombreux à donner un petit montant nous permet de ne pas être durement impactée si jamais l’un.e d’entre vous décidait d’arrêter de nous soutenir.

Concrètement, il nous manque 20 000 € pour finir 2026. Et si 500 personnes donnaient 5 € par mois par exemple, et on y serait ! Cela signifie 20 victimes accompagnées, un projet de sensibilisation lancé et une association qui ne doit rien à personne d’autre qu’à vous.

€ pour devenir indépendante
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Écrivez à Sarah Merlo à l’adresse defragmentees@gmail.com pour en discuter !